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créations

Blues for Allen

Pièce pour 2 danseurs, un guitariste hippie-punk & la rue Création Hélène Cathala (2011)

Errance urbaine.

Deux danseurs au corps savamment désarticulés, sous l’emprise de Sven Pohlhammer, guitariste à la présence punk-exotique, rockeur au bouc blanc effilé, prennent l’espace comme on entre dans un bar pour y honorer la nuit.

Félinité dédiée de Christophe Brombin et acrobatie explosive et joyeuse de Jérôme D’Orso s’offrent et se partagent sous forme d’une battle.

Howl : poème à la prose hallucinée et au parler très cru, lancé à la face de l’Amérique conservatrice des années 50. Les paroles hallucinées du poème d’Allen Ginsberg, pures lignes de poudre blanche, planent au-dessus de là et sont proférées par touche sur la guitare.

La danse est écrite et interprétée comme on « rugit » un poème psychédélique, avec une écriture chorégraphique martelée, morcelée et brutale...

... Tendre aussi parfois.

A l’origine de ce projet, il y a Howl, poème halluciné lancé à la face de l’Amérique puritaine des années 50 par Allen Ginsberg, chef de file de la génération beatnik.

Et l’envie de mettre en corps et en musique cette énergie débridée, ces images loufoques et ces envolées lyriques.

Quelle écriture de l’espace, quelle dramaturgie des corps pour traduire ces états exaltés où les images et les sons se connectent pour défricher de nouveaux territoires ?

Dans Blues for Allen, places publiques, recoins, mobilier urbain et perspectives de rue constitueront la matrice de cet univers décalé, le point de départ d’une suite de moments ludiques ou poétiques dans une grande proximité avec les spectateurs.

Avec la guitare de Sven Pohlhammer, guitariste emblématique du groupe Parabellum, les corps à corps sensuels des danseurs alterneront avec des solis et des duos plus acrobatiques.

Chansons punk rock aux paroles délirantes,  blues et ballades finement ciselées  trameront la dramaturgie d’une danse très engagée physiquement.

Errances, rencontres, connivences, exaltations jeux et délires résonneront dans l’espace urbain, pour une lecture contemporaine  de cette « histoire de beatniks ».