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création Hélène Cathala (2009)
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La jeune fille, c’est Nina.
Nina Santès, jeune danseuse virtuose à la technique sûre et nerveuse, mais aussi surprenante interprète, visage d’icône, présence enfantine et détermination à toute épreuve.
La rivière, ce sera le flux des images,
Images qui reflètent, qui révèlent, qui engloutissent ou qui noient.
Comme dans une bande dessinée, la jeune fille sera aux prises avec ses propres tours et contours, cernée par le noir et blanc de la page.
Une quête de sa propre image, une course-poursuite, une envolée hors de l’emprise des cadres et des gros plans…
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Pour cette traversée des apparences, j’ai eu envie de chercher avec Nina une matière de danse très ouvragée, hybride et lyrique, dansée comme à « bout de souffle », dans une tension permanente entre la fragilité de son apparence et la puissance de sa présence en elle-même.
Nous abordons le mouvement parfois comme un portrait gestuel, parfois comme une fugue échevelée. Car il s’agit de trouver le plaisir d’une danse qui défie l’arrêt sur image, qui porte en elle les possibilités de jeu, d’esquive, de flottements et de dérive…Pour un Ophélie d’aujourd’hui…
Nous avons déjà travaillé sur la partie chorégraphique de La Jeune Fille que la rivière n’a pas gardée, et montré les premières ébauches de ce travail au cours de l’été 2009 à l’occasion de MOUVEMENTS SUR LA VILLE #1.
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L’univers sonore et visuel de la pièce est encore ouvert. Nous avons testé les possibilités d’interactions avec le son et l’image, grâce à des capteurs placés sur le plateau, et des chantiers de recherche avec un créateur multimédia sont en cours.
La Jeune Fille que la rivière n’a pas gardée, pièce légère, conçue pour les espaces moyens ou petits sera le prochain spectacle adapté aux tournées internationales et aux théâtres régionaux.
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