Je partirai de l’œuvre du poète américain Allen Ginsberg, et en particulier de HOWL, ce long poème à la prose hallucinée et au parler très cru, lancé à la face de l’Amérique conservatrice des années 50.
Quête paranoïaque de liberté, sexualité débridée, expériences psychédéliques, errances urbaines et amitiés fraternelles, l’inspiration de Ginsberg a révolutionné la poésie en donnant à ses visions une forme à la fois triviale et enflammée.
Reliant dans sa prose le quotidien et le lyrique, il a initié une des recherches formelles les plus époustouflantes de la poésie contemporaine.
Talking Blues ou comment poser encore cette question sur le plateau, la possibilité du lyrique et du quotidien, une danse qui parle et qui chante, qui harangue, qui scande, qui éructe et qui s’envole comme la langue de ce texte.
Il y aura une guitare. Des sons et des images d’aujourd’hui. Il y aura la recherche d’une danse écrite et interprétée comme on lit ou plutôt on « rugit » un poème psychédélique,