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  Pièce pour 4 interprètes Création Hélène Cathala (2010)
 


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Talking Blues évoque le fameux « parlé-chanté » des chanteurs de folk, qui combinaient des textes engagés et la parole libre de tous les jours, sans exclure une certaine emphase vocale et même parfois de la virtuosité technique.

Talking Blues puise son inspiration dans la démesure des années « beatnik ».

 

Je partirai de l’œuvre du poète américain Allen Ginsberg, et en particulier  de HOWL, ce  long poème à la prose hallucinée et au parler très cru, lancé à la face de l’Amérique conservatrice des années 50.

Quête paranoïaque de liberté, sexualité débridée, expériences psychédéliques, errances urbaines et  amitiés fraternelles, l’inspiration de Ginsberg a révolutionné la poésie en donnant à ses visions une forme à la fois triviale et enflammée.
Reliant dans sa prose le quotidien et le lyrique, il a initié  une des recherches formelles les plus époustouflantes  de la poésie contemporaine.

Talking Blues  ou  comment poser encore cette question sur le plateau, la possibilité du lyrique et du quotidien, une danse qui parle et qui chante, qui harangue, qui scande, qui éructe  et qui s’envole comme la langue de ce texte. 

Il y aura une guitare. Des sons et des images  d’aujourd’hui. Il y aura la recherche d’une danse écrite et interprétée comme on lit ou plutôt on « rugit » un poème psychédélique,